La communication non violente au secours de l’entreprise

Ecrit par Christophe de La Chaise. Publié dans A la une, Développement personnel

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Publié le septembre 30, 2018 avec Commentez

Thomas d’Ansembourg est le 4ème conférencier de notre cycle Valoriser le capital humain de Bordeaux.

Sa notoriété fait que des personnes supplémentaires se sont inscrites pour cette séance.

Thomas d’Ansembourg est avocat de formation.

Durant l’été, il décide de se consacrer à des jeunes en difficulté.

Il constate que ni son éducation chrétienne, ni ses études poussées d’avocat ne l’ont prédisposé à aider des jeunes en difficulté.

Par ailleurs, sa vie professionnelle ne le ménage pas et les conflits à gérer font partie de son métier.

De plus en plus, il se sent en décalage avec ses aspirations profondes : avoir plus de temps pour lui et pour sa famille et retrouver une certaine sérénité.

C’est ce qui le conduit à mener une thérapie, puis le désir de devenir lui-même thérapeute, ce qu’il entreprend avec le fondateur de la communication non violente, Marshall Rosenberg.

(Très jeune, à l’âge de 8 ans, élève dans un lycée d’un état du sud des Etats-Unis, le jeune Marshall Rosenberg avait découvert que le simple énoncé de son nom par la maîtresse : « Rosenberg » pouvait déclencher une réaction de violence : « youpin ! ».)

La communication non violente part du constat que nombre de conflits prennent leurs sources dans des incompréhensions, des choses mal exprimées, mal entendues et d’une mauvaise connaissance de soi, de ses besoins, que souvent, la violence est l’expression de la frustration de notre nature.

Il est plus facile de balancer ses 4 vérités à l’autre que de connaître ses besoins.

Thomas d’Ansembourg illustre ses propos de nombreux exemples tirés de la sphère privée ou professionnelle.

Par ex : petit garçon, ou petite fille, lorsque nous entendions : « tu serais gentil de ranger ta chambre », nous encodions souvent : « je t’aime si tu ranges ta chambre ».

On a eu l’impression que l’amour qui nous était porté était conditionnel…

5 pièges résultent de cette expression :

  1. Le piège du faire

J’ai plein de choses à faire et j’oublie : d’être…

Or, les compétences du faire ont été favorisées par rapport à celle d’être.

Un des jeunes de la rue lui disait : « je voudrais que papa m’écoute » et en fait, il ne l’écoutait pas : il réagissait sur un mode : action-réaction…

Nous avons souvent le réflexe d’interrompre notre interlocuteur au bout de seulement 20 secondes, pour donner notre avis ou pour émettre un jugement…

Faisons l’expérience avec un proche de lui donner 3 minutes pour s’exprimer sur ce qu’il ressent…

 

Dès que ça va mal, on entre dans un rapport de force : on y perd une énergie folle !

Il faut « être » pour « faire » de façon juste.

Thomas nous donne l’image suivante :

Lorsqu’on se lève le matin, on devrait être heureux d’être vivant, dans un monde vivant, avec des projets et des défis à relever.

Or, nous avons souvent cette attitude :

Je me lève, pour faire du café, pour faire ma toilette, pour faire mon travail, etc…

                 2.La difficulté à avoir une bonne estime de soi

L’estime de soi concerne 90% des personnes…

Il faut prendre conscience que l’on manque d’estime : cela s’apprend.

Attention aux extrêmes, surtout dans le cadre professionnel : l’égo hyper développé et, à l’autre bout : la personne trop timide qui se rallie toujours à l’avis des autres.

 

                  3.La difficulté à faire bon accueil à la différence (pas seulement tolérer)

Souvent, on s’est interdit notre propre différence…

Petit, à l’école, on nous a appris à faire un dessin avec des règles, à ne pas sortir du cadre, à toujours rester dans le rang.

Dans l’entreprise, n’est-ce pas au contraire ce que l’on cherche : développer la créativité, sortir du cadre ?

 

                 4.La difficulté à dire non, dans la bonne mesure et à temps.

Si on s’enferme dans un masque de gentil (par conformisme ou parfois par hypocrisie), on n’osera pas dire non…

Avant de répondre à une sollicitation, vérifions notre disponibilité intérieure : ai-je vraiment envie d’aller chez ces amis ? ils sont sympas, mais j’ai peut-être besoin de me reposer, d’être tranquille en famille ou avec mon conjoint…

 

Voulez-vous que vos amis vous apprécient pour ce que vous faites ? (vous êtes bien habillé, poli, et apportez du champagne…) ou pour ce que vous êtes ?

Soyons conscient que nous pouvons changer notre rapport au monde dans notre comportement, dans notre relation à l’autre.

Apprendre à clarifier quand je dis oui : à quoi on dit oui, quand on dit non !

Quand mon enfant me dit non : à quoi dit-il oui ?

Par ex, au besoin que son père l’écoute, qu’il joue un peu avec lui…

Ne pas prendre le désaccord de l’autre pour du désamour.

Marshall Rosenberg disait : « on a un choix fondamental : être heureux ou… avoir raison ! »

 

                     5. Faire bon usage de ses sentiments

Faire preuve d’empathie : l’empathie, c’est accueillir le point de vue de l’autre et en même temps donner son point de vue.

Il faut apprendre à reconnaître la posture de l’autre et accepter sa propre vulnérabilité.

Les besoins ont plus besoin d’être reconnus que satisfaits.

En résumé, Thomas nous invite à nous sentir unifié:

  • je me sonde: j’observe mon état actuel, mes sentiments: positifs ou négatifs
  • j’écoute mes sentiments
  • je m’exprime

 

pour aller plus loin:

un des best-seller de Thomas d’Ansembourg:

le best-seller de Marshall Rosenberg:

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A propos Christophe de La Chaise

Bordelais depuis 25 ans, directeur du CECA. La conviction du CECA, à mi-chemin de la communication et du conseil RH, est que la performance de l’Entreprise (au sens large) vient de son capital humain. Cette conviction s’exprime lors de l’Université Hommes-Entreprises, un séminaire de réflexion de « remise en question positive » qui réunit plus de 500 décideurs fin août à Bordeaux (château Smith Haut Lafitte) et depuis 2012, avec le cycle Valoriser le capital humain. Mots clés du CECA : films, conseil en communication/RH, veille/informations.

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