le travail invisible

Ecrit par Christophe de La Chaise. Publié dans A la une, Economie

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Publié le mai 12, 2014 avec Commentez

Dans son dernier livre, « le travail invisible », l’économiste Pierre-Yves Gomez nous livre une explication intéressante de la financiarisation de l’économie.

 Acte 1: course aux capitaux

Les capitaux sont nombreux, les bénéficiaires beaucoup moins, car les capitaux se dirigent en priorité vers les acteurs capables de donner des garanties, donc, plutôt des grandes entreprises, qui cherchent à se regrouper de plus en plus.

Les flux de ressources sont absorbés par des entreprises qui font pierre-yves gomezdes surenchères permanentes et se ressemblent, entraînant une compétition entre les entreprises de plus en plus vive, de façon à attirer le plus possible de capitaux.

Acte 2: de la course des capitaux à la course à l’innovation

Pour desserrer l’étau, pour se distinguer des concurrentes, les entreprises n’ont d’autres solutions que d’innover: elles produisent davantage, plus vite, accélérant les cycles de production et rendant obsolètes même leurs propres produits: c’est la course à l’innovation.

Acte 3: de la course à l’innovation à l’hyperconsommation

Pour rendre ces innovations possibles, il faut des consommateurs, capables d’absorber  la masse des produits, mais aussi leur rotation accélérée.

« Le travail invisible (car traduit en ratio, en procédures) dans l’entreprise est compensé par une consommation ostentatoire: des écrans plats, des gadgets ludiques, des vacances au bout du monde, des appareils domestiques à tout faire.

Chacun est invité à hyperconsommer et donc à se projeter dans un monde de la facilité, du gaspillage réconfortant, un monde de l’éphémère, du jeu vidéo, de la fluidité des objets et des services ».,

Pierre-Yves Gomez est économiste, professeur de stratégie à l’EM Lyon et directeur de l’Institut français de gouvernement des entreprises.

Il sera un des intervenants de la 20ème Université Hommes-Entreprises les 27 et 28 août à Smith Haut Lafitte.

Il est l’auteur du livre: « le travail invisible » (François Bourin éditeur)

 

 

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A propos Christophe de La Chaise

Bordelais depuis 20 ans, directeur du CECA. La conviction du CECA, à mi-chemin de la communication et du conseil RH, est que la performance de l’Entreprise (au sens large) vient de son capital humain. Cette conviction s’exprime lors de l’Université Hommes-Entreprises, un séminaire de réflexion de « remise en question positive » qui réunit plus de 500 décideurs fin août à Bordeaux (château Smith Haut Lafitte) et depuis 2012, avec le cycle Valoriser le capital humain. Mots clés du CECA : films, conseil en communication/RH, veille/informations.

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