Erik Osenna: de La Fontaine à l’innovation

Ecrit par Christophe de La Chaise. Publié dans A la une, Economie

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Publié le novembre 26, 2017 avec Commentez

Quel est le point commun entre l’Académie Française, l’Exposition coloniale, l’Hermione, le conseil d’état, Isabelle Autissier, Pasteur et La Fontaine ?
Réponse : Erik Orsenna.


Nous avons eu le grand plaisir de passer une après-midi avec lui, à l’échelle d’un groupe d’une trentaine de décideurs, lors de la session de clôture du cycle Valoriser le capital humain, à Bordeaux.
Notre rencontre commence par un rendez-vous qui a failli ne pas avoir lieu : son taxi ayant eu un accident, il a manqué son train.
Mais les nouveaux horaires de la LGV Paris-Bordeaux ne nous retarde que d’une petite heure…
Nous sommes quittes tous les deux pour un sandwich rapidement avalé avant de rejoindre nos invités aux Sources de Caudalie.
Difficile de résumer la vie d’Erik Orsenna, tant elle est dense et tant les sujets qui le passionnent sont nombreux.
Littérature : il écrit son premier roman à 8 ans, obtient le Goncourt (et le Goncourt des lycéens) pour « l’Exposition coloniale » à 41 ans et entre à l’Académie Française à seulement 51 ans.
Politique : passionné par les matières premières, il entre au Ministère de la coopération de Jean-Pierre Cot en 1981, chargé des matières premières et des négociations multilatérales.
Il devient ensuite conseiller culturel de François Mitterand puis conseiller d’état.
Economie : il fait le tour du monde pour étudier les matières premières, en particulier le coton, puis l’eau et se passionne pour l’économie circulaire.
Il conseille plusieurs grands groupes dans le domaine de l’énergie.
Navigation : marin depuis l’âge de 6 ans, il participe à de nombreuses compétitions, fait équipe avec la navigatrice Isabelle Autissier pour des voyages aux extrémités du globe, avec qui il co-écrit : « Salut au Grand Sud ».
En 1991, il devient président de la Corderie royale – Centre international de la mer, l’année suivante il est le président-fondateur de l’association Hermione-La Fayette.
Langue française : il est l’auteur de nombreux ouvrages à succès sur la langue française (« les Chevaliers du subjonctif » a été vendu à plus de 600 000 exemplaires)
Il est nommé par Emmanuel Macron ambassadeur de la langue française.

Quelques morceaux choisis :

Sur la connaissance : Ce que nous allons apprendre vaudra-t-il ce que nous allons oublier ? d’après un écrivain sénégalais
Sur les prisons : Rencontrant la directrice de la prison de Fleury Merogis, il lui déclare : le nom de votre établissement est une invitation à ne rien faire : Maison d’arrêt !
Sur l’innovation :
S’il y a une innovation technique sans innovation sociale, ça ne marchera pas
Comment aller vers les évolutions sans aller vers les révolutions ?
Sur le monde interconnecté : Le monde aujourd’hui est religieux, dans le sens de relié.

En lisant son dernier ouvrage sur La Fontaine*, je me dis que la flatterie n’a pas beaucoup changé depuis son époque.
Témoin cette anecdote racontée par Erik Orsenna, dans son dernier « La Fontaine », lorsqu’il était conseiller à l’Elysée.
Lors d’un déjeuner du lundi, réunissant plusieurs collaborateurs de François Mitterand, l’un d’eux prend la parole pour dire au Président, qu’ayant relu l’histoire de France le week-end, il ne se trouve aucun chef d’Etat Français ayant aussi bien gouverné depuis Louis XIV et Napoléon 1er !
Erik Orsenna se dit en lui-même : là, la ficelle est vraiment trop grosse, ça ne passera jamais !
Le chef de l’Etat proteste un peu pour la forme, mais, à la surprise générale, le conseiller est nommé quelques jours après Secrétaire d’Etat !!…

Erik Orsenna à Toulouse en 2018

Erik Orsenna fera partie des 5 conférenciers qui interviendront au cycle Valoriser le capital humain de Toulouse en 2018 ; pour en savoir plus, c’est ici: http://universitehommes-entreprises.com/wp-content/uploads/2012/12/Cycle-VKH-TOULOUSE-2018.pdf

Présentation du cycle Valoriser le capital humain à Toulouse, à l’hôtel Palladia, vendredi 1er décembre à 8h00 (sur inscription)

• La Fontaine, une école buissonnière

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A propos Christophe de La Chaise

Bordelais depuis 20 ans, directeur du CECA. La conviction du CECA, à mi-chemin de la communication et du conseil RH, est que la performance de l’Entreprise (au sens large) vient de son capital humain. Cette conviction s’exprime lors de l’Université Hommes-Entreprises, un séminaire de réflexion de « remise en question positive » qui réunit plus de 500 décideurs fin août à Bordeaux (château Smith Haut Lafitte) et depuis 2012, avec le cycle Valoriser le capital humain. Mots clés du CECA : films, conseil en communication/RH, veille/informations.

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